Elan contre la COVID-19: Et si les pèlerins transformaient cette année le Hadj en actions de solidarité ?

Parmi les effets négatifs du Coronavirus ou la COVID-19 (l’Académie française l’a changé de genre) figure un aspect religieux très important qui risque d’être historiquement touché par cette pandémie : il s’agit du Hadj ou pèlerinage à la Mecque. Plus que compromis par ce fléau mondial, votre site Léral.net s’interroge : Et si les pèlerins transformaient cette année le Hadj en actions de solidarité ?

Prévu en fin juillet ou début août 2020, même si officiellement il n’a pas été annulé par les autorités saoudiennes, le hadj, un des cinq piliers de l’islam, est plus qu’incertain en cette période de Coronavirus.

Avec cet effet très négatif de cette pandémie, seuls les historiens ou islamologues peuvent nous dire quand est-ce qu’un pèlerinage à la Mecque depuis l’arrivée de l’islam, ne s’est pas tenu et pourquoi.

Avec un quota qui varie entre 12 et 13 mille pèlerins, (environ 3 000 pour la Délégation générale, maître d’œuvre de l’organisation et 9 000 pour les agences privées), pour les frais de voyage, d’hôtels et autres, chaque pèlerin débourse entre deux et trois millions de francs CFA, selon des infos que nous avons recueillies.

Au total, c’est une somme colossale (mais insignifiante selon la foi du croyant) qui avoisine les 36 milliards F CFA, qui devait être décaissée pour le pèlerinage de cette année.

Rappelons que selon les enseignements islamiques, le pèlerinage est une obligation pour tout musulman, soulignons-le, « qui réunit toutes les conditions pour le faire ».

Mais questions d’un profane : le musulman doit-il effectuer le pèlerinage alors que ses proches ou voisins sont dans la détresse ?
En cette crise mondiale, et si les pèlerins transformaient cette année le Hadj, en actions de solidarité ?

La question est certes osée, mais des voix comme celles de Oustaz Aliou Sall peuvent édifier les lecteurs de Leral.net, sur la valeur de ce geste. Plus explicitement, reverser cet argent pour ses proches ou investir dans des projets pouvant bénéficier aux populations en détresse ou à faibles revenus de leur localité, ne vaut-elle pas cette intention première de faire le Hadj annulée par le Coronavirus ?

Comme l’aumône, les actions de solidarité sont toujours recommandées, en atteste cet acte immanquable voire obligatoire qui marque la fin du Ramadan : la sortie de la charité ou Mouroum Koor…

Islamologues, édifiez-nous sur cette vision d’élan de solidarité d’un profane !