Stigmatisation des enseignants : « Ils nous regardent comme des pestiférés » Par: Paul FAYE (Correspondant) – Seneweb.Com – Seneweb.com | 05 juin, 2020 à 11:06:43 | Lu 282 Fois | 1 Commentaires Single Post Stigmatisation des enseignants : « Ils nous regardent comme des pestiférés » « Qu’ils nous le disent ou pas, ils nous regardent comme des pestiférés tout simplement parce que nous sommes des enseignants récemment revenus de Dakar suite à la reprise avortée des cours le 2 juin dernier », s’indigne, à Sédhiou, un professeur d’histoire et de géographie au Cem Mamadou Mané Bâ. Et de poursuivre : « Ceux qui nous sont familiers, le sourire ou le rire aux lèvres nous demandent de nous auto-confiner. « Et vous-là, vous n’avez le droit de circuler dans la ville, hein », nous lancent-ils familièrement, explique notre interlocuteur. Un autre professeur, actuellement formateur au centre régional de formation des personnels de l’éducation renchérit : « Nous avons même honte de sortir et d’aller au restaurant à cause du regard de l’autre qui nous juge. C’est comme si nous portons le virus à vue ». Et de demander au ministère une solution à leur situation assez délicate. Les syndicats, sensibles à la question, leur proposent des tests volontaires à partir de ce vendredi. Les résultats obtenus pourront leur permettre d’être acceptés par les populations. Ou ils seront négatifs, ce qui va libérer tout le monde, ou positifs et seront à ce moment admis dans les centres de traitement où il ne reste que 4 patients sur les 103 qu’a connus la région.

Stigmatisation des enseignants : « Ils nous regardent comme des pestiférés »

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Stigmatisation des enseignants : « Ils nous regardent comme des pestiférés »
« Qu’ils nous le disent ou pas, ils nous regardent comme des pestiférés tout simplement parce que nous sommes des enseignants récemment revenus de Dakar suite à la reprise avortée des cours le 2 juin dernier », s’indigne, à Sédhiou, un professeur d’histoire et de géographie au Cem Mamadou Mané Bâ. Et de poursuivre : « Ceux qui nous sont familiers, le sourire ou le rire aux lèvres nous demandent de nous auto-confiner. « Et vous-là, vous n’avez le droit de circuler dans la ville, hein », nous lancent-ils familièrement, explique notre interlocuteur.
Un autre professeur, actuellement formateur au centre régional de formation des personnels de l’éducation renchérit : « Nous avons même honte de sortir et d’aller au restaurant à cause du regard de l’autre qui nous juge. C’est comme si nous portons le virus à vue ». Et de demander au ministère une solution à leur situation assez délicate.
Les syndicats, sensibles à la question, leur proposent des tests volontaires à partir de ce vendredi. Les résultats obtenus pourront leur permettre d’être acceptés par les populations. Ou ils seront négatifs, ce qui va libérer tout le monde, ou positifs et seront à ce moment admis dans les centres de traitement où il ne reste que 4 patients sur les 103 qu’a connus la région.