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La France s’opposera à l’autorisation du glyphosate, substance active du Roundup

Le ministère français de la Transition écologique a fait savoir que la France voterait contre le renouvellement d’autorisation du glyphosate lors de la prochaine réunion européenne consacrée à ce sujet. Tombée dans le domaine public en l’an 2000, cette substance active du Roundup de Monsanto fait toujours l’objet d’une vive polémique. Les Etats-membres de l’Union européenne (UE) ne parviennent pas à s’entendre sur le sujet depuis des années et l’annonce de la position française ne va rien simplifier.

La question du glyphosate, substance active du Roundup de Monsanto, est dans l’impasse depuis plus de deux ans au niveau européen. D’abord du fait de la polémique scientifique car les études onusiennes ne concordaient pas. Ce qui a rendu impossible une décision consensuelle entre les 28 experts nationaux.

Devant ce blocage complet, la Commission européenne a prolongé par défaut pour dix-huit mois la licence qui arrivait à expiration à l’été 2016 pour permettre aux Etats-membres de voter à la majorité.

Un vote à l’automne ?

Mais l’opposition de certains pays, dont la France et l’abstention de plusieurs autres, a empêché qu’une majorité claire se dégage même si les pays en faveur du renouvellement de l’autorisation sont les plus nombreux.

Les Européens ont par conséquent commandé des études à deux agences européennes chargées l’une des produits chimiques et l’autre de la sécurité alimentaire. Ces rapports concluent que le glyphosate ne peut être classé comme cancérogène, ce qui pousse la Commission à proposer une nouvelle licence de dix ans.

Le vote est prévu pour octobre mais pourrait être repoussé jusqu’à novembre car plusieurs pays dont l’Allemagne ne veulent pas voir la question interférer avec leurs campagnes électorales et personne ne semble plus croire désormais en la possibilité de trouver une majorité pour ou contre le glyphosate

Comprendre le franc CFA en quatre questions

En mettant le feu un billet de 5 000 FCFA lors d’un rassemblement il y a dix jours à Dakar, le polémiste Kémi Séba a relancé un débat brûlant. Le Franco-Béninois, très controversé, proche de certains membres de l’extrême droite française, a finalement été relaxé mardi 29 août par la justice sénégalaise. Mais ce geste a suscité une avalanche de réactions sur le CFA, la dernière monnaie coloniale encore utilisée.

■ Comment fonctionne le franc CFA ?

Depuis les accords de Bretton Woods de 1945, le franc CFA est la monnaie commune de la zone franc. Cette zone comprend 14 pays répartis au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) auxquels s’ajoutent les Comores. Près de 155 millions de personnes utilisent le franc CFA.

Au moment de sa création, l’acronyme signifiait « Franc des Colonies françaises d’Afrique ». Par la suite, il est devenu le franc de la Communauté financière africaine pour les Etats de l’UEMOA et le franc de la coopération financière en Afrique centrale pour les pays de la CEMAC. Dans chacune de ces deux zones, une banque centrale est chargée de régir la politique du franc. Il s’agit de la Banque des Etats d’Afrique de l’Ouest pour l’UEMOA, et de la Banque des Etats d’Afrique centrale pour la CEMAC.

Depuis 1945, la Banque de France est le troisième acteur de ce système monétaire. Le franc CFA est arrimé à l’euro selon une parité fixe décidée par la France. En contrepartie, les pays de la zone franc ont l’obligation de déposer 50 % de leurs réserves de change au Trésor français. C’est aussi en France que sont imprimés les billets de francs CFA, à des milliers de kilomètres des banques centrales africaines.

■ Quelles conséquences pour les pays de la zone franc ?

Le système garantit aux pays africains concernés la possibilité de convertir le franc dans n’importe quelle autre devise et garantit également la stabilité de la monnaie. Comme le franc CFA est indexé sur l’euro, pas de brusques dévaluations possibles. Toujours à cause de ce lien avec l’euro, le franc CFA est une monnaie plutôt forte, ce qui facilite les importations. En revanche, les pays de la zone franc sont pénalisés pour les exportations.

■ Quelles sont les critiques portées par les opposants à ce système ?

En plus de 70 ans, le franc CFA a essuyé de nombreuses critiques. Les opposants à cette monnaie commune estiment qu’elle est la preuve d’une « survivance coloniale ». L’économiste Kako Nubukpo dénonce la « servitude monétaire » issue de l’obligation pour les pays africains de déposer 50 % de leur réserve au Trésor français. « Le mécanisme d’assurance qu’offre le Trésor français à la zone franc est un mécanisme qui permet de s’assurer contre les défaillances de la gouvernance économique et politique en Afrique. Ce n’est pas un mécanisme qui peut permettre à l’Afrique d’enclencher sa transformation structurelle. Donc, cette question de la souveraineté monétaire de l’Afrique est une question cruciale ».

Pour l’économiste, trois choses posent problème : le franc français n’existe plus, pourquoi le franc CFA existe donc encore ? Pourquoi les billets de banque CFA – fabriqués uniquement en France – ne peuvent-ils pas être fabriqués en Afrique ? Enfin, la BCEAO, comme la BEAC en Afrique centrale sont désormais indépendantes des Etats et elles vont s’inféoder un ministère d’un pays étranger, le ministère français des Finances pour gérer le franc CFA.

« La France, une ancienne puissance coloniale, fait circuler sa monnaie dans 15 pays alors même qu’elle ne l’utilise plus, c’est une situation exceptionnelle », s’insurge l’économiste Martial Ze Belinga. Les deux experts voient également dans cette monnaie un frein au développement des pays de la zone franc. L’arrimage à l’euro, une monnaie forte, empêcherait les Etats de proposer des prix compétitifs au détriment des exportations.

L’économiste Carlos Lopes, lorsqu’il était encore secrétaire général adjoint de l’ONU, a fait sensation en remettant en cause le franc CFA de manière publique. Dans un entretien à RFI, il a qualifié les mécanismes du franc CFA de « désuets ». « Il faut que le mécanisme soit dynamique. Il ne faut pas voir la composition et les caractéristiques actuelles, parce qu’elles ne sont pas de nature à répondre à la dynamique des croissances et à la dynamique internationale économique », expliquait-il alors.

Pour lui, la stabilité des taux de change a eu ses avantages, mais « la consommation interne est devenue la plus importante des composantes de la croissance » dans les régions de la zone franc, rendant cette politique des taux fixes handicapante.

Il reste cependant persuadé qu’« une zone monétaire est un atout », mais qu’il faut se pencher sur les caractéristiques de cette zone monétaire : « Quelle politique est associée à cette zone monétaire ? Comment on utilise les réserves ? Comment on fait en sorte qu’il y ait un peu plus de contribution des politiques monétaires à la transformation structurelle ? » Pour Carlos Lopes, « le débat doit être un débat de fond et pas un débat idéologique ». Dans des pays où les secteurs agricoles sont fragiles et le secteur industriel souvent embryonnaire, les économies des pays de la zone franc sont engagées dans des transformations structurelles importantes. « Il faut que la monnaie accompagne ces politiques avec des mesures spécifiques. Actuellement, les mesures ne sont pas d’accompagnement, mais plutôt immuables, où l’on essaie de protéger les pays de la zone », jugeait Carlos Lopes en octobre dernier.

Quels avantages pour la France ?

Le système permet de garantir un cadre sûr dans une zone où la France a beaucoup d’intérêts économiques et de liens commerciaux. D’ailleurs, l’indexation du franc CFA sur l’euro et le fait qu’il soit une monnaie forte facilitent les investissements d’entreprises françaises en Afrique. Plusieurs économistes précisent en revanche que Paris ne gagne pas d’argent avec les fameux 50 % des réserves obligatoirement déposés en France. Cette somme se trouve à la Banque de France. Tous les ans, l’institution reverse les intérêts aux pays africains. Et il existe un taux minimum fixé en 2013 : 0,75 %. Concrètement, cela signifie que les pays africains ne peuvent pas toucher moins, même si le taux d’intérêt officiel est plus bas. C’est le cas en ce moment, le taux se situe autour de 0,25 %.

Cameroun: Paul Biya décrète la fin des poursuites contre des leaders anglophones

Mercredi 30 août, le secrétaire général de la présidence camerounaise a lu un communiqué sur la radio d’Etat annonçant l’arrêt des poursuites judiciaires contre des leaders de la minorité anglophones en conflit depuis novembre avec le pouvoir de Yaoundé. Ils avaient été interpellés en décembre et janvier au plus fort des protestations dans le nord-ouest et le sud-ouest du pays. On ignore le nombre exact de personnes qui devraient être libérées, mais une trentaine ont déjà fait six moins de prison.

Trois noms ont été cités : Nkongho Agbor Félix Balla, Fontem Aforteka’a Neba et Paul Ayah. Le communiqué évoque d’autres personnalités interpellées ces derniers mois, sans en préciser le nombre et l’identité.

De lourdes charges pesaient contre eux : hostilité contre la patrie, rébellion ou coactions d’actes terroristes. Reconnus coupables, ils auraient pu être condamnés à la peine capitale. Mais, après six mois de procès, les poursuites sont donc abandonnées.

Geste d’apaisement

Pour les autorités, c’est un geste d’apaisement à l’endroit des régions anglophones.

Issa Tchiroma-Bakary, le porte-parole du gouvernement camerounais, explique le geste du président Paul Biya. « Le président de la République, qui est le président de tous les Camerounais, a une vision holistique et fait en sorte que la paix règne sur l’ensemble du territoire. Il se trouve que dans le nord-ouest et le sud-ouest il y a eu cette poussée de fièvre, qui heureusement est en train de retomber. Alors le chef de l’Etat, en tant que chef de la nation, a estimé qu’à ce moment précis, il est préférable de privilégier la paix et l’ordre social à cette poursuite », estime le porte-parole du gouvernement.

Et de noter : « Est-ce un clin d’œil pour les anglophones ? En tout cas, au niveau du gouvernement, nous pensons que cela contribuera à calmer la situation et à ramener la quiétude de manière générale. »

Issa Tchiroma-Bakary espère que « cela contribuera à ramener les uns et les autres vers le droit chemin, à faire comprendre y compris aux sécessionnistes que la voie qu’ils ont prise n’est pas la bonne ».

Pour Claude Assira, l’avocat de certains de ces leaders anglophones, détenus depuis plusieurs mois à Yaoundé, l’heure est à la satisfaction. « Ils sont considérés déjà comme étant libres ou libérables, sauf qu’il y a des formalités de levée d’écrou qui retardent souvent le processus (…). Donc je crains qu’ils soient encore obligés d’attendre encore un tout petit peu, peut-être les premières heures de [jeudi], explique-t-il. [Mardi] encore, nous avions une procédure d’habeas corpus devant le tribunal de Yaoundé et puis d’autres démarches en parallèle auprès d’instances nationales et internationales. Donc voir ce résultat aujourd’hui ne peut qu’être pour nous qu’un motif de satisfaction, de grande satisfaction. »

La nouvelle a été accueillie avec un certain soulagement, autant à Bamenda, dans le nord-ouest, qu’à Buya, dans le sud-ouest. Dans ces deux villes qui polarisent la contestation contre le pouvoir central de Yaoundé, on avait fait de la libération de ces leaders un préalable à toute perspective de sortie de crise.

Paul Biya a ainsi satisfait à la demande d’une large partie de l’opinion publique anglophone et même nationale qui demandait un acte fort. Ces dernières semaines, la crise avait pris un tour de plus en plus radical, avec notamment la profanation de symboles de la République : drapeaux brûlés, tentatives de saccage d’ambassades du Cameroun dans certains pays anglosaxons.

Une rentrée scolaire menacée

Ce geste d’apaisement sera-t-il suffisant pour permettre la reprise des cours dans les zones anglophones ? Car les tensions sont très vives à l’approche de la rentrée scolaire, la semaine prochaine. Certains établissements scolaires ont été incendiés récemment. La rentrée scolaire risque d’être perturbée. Des indépendantistes anglophones appellent au boycott. Et la grève des enseignants, qui a commencé l’an dernier, se poursuit. Ces professeurs reprochent au gouvernement d’avoir marginalisé le nord-ouest et le sud-ouest, les seules régions anglophones d’un pays officiellement bilingue.

Certes, les autorités entendent faire une plus large place au common law, le droit d’inspiration britannique, à la Cour suprême du Cameroun – une revendication des juristes anglophones. Mais elles rejettent tout ce qui pourrait porter atteinte à l’unité de la République.

Assemblée et Primature : Niasse et Dionne restent à leurs postes

Qui sera le prochain président de l’Assemblée nationale ? Qui seront les prochains présidents des commissions au sein de l’Assemblée nationale ? Selon des sources du journal Sud Quotidien, Macky Sall a décidé de maintenir le tandem Niasse-Dionne. Ainsi donc, Moustapha Niasse sera reconduit au Perchoir et Mahammad Dionne à la tête du gouvernement. « Ce qu’il reste à faire, c’est la composition du gouvernement et des présidents de groupe parlementaire de Benno Bokk yaakaar (Bby) et des commissions à l’Assemblée nationale. Mais pour ce qui est du chef du gouvernement, ce sera Mahammad Abdallah Dionne », soutient une source du journal. Ce, pour diverses raisons. «  Dionne est quelqu’un de loyal, de fidèle. Il a aussi bien mené la campagne et a remporté haut la main les élections », confie-t-elle. Et d’ajouter : «  C’est aussi un grand travailleur. Il n’a pour le moment commis aucune faute. Nous sommes à plus d’un an de l’élection présidentielle, il va donc continuer à conduire l’équipe et à exécuter les différents programmes du chef de l’Etat ».

Au Perchoir, Moustapha Niasse va également continuer à assurer. « C’est aussi quelqu’un de loyal. Mieux, il a quand même été le  premier allié à déclarer qu’il ne se présentera pas contre le Président Macky Sall et qu’il ne soutiendrait personne contre lui », dit la source. Par conséquent, «  par devoir de loyauté, le chef de l’Etat va aussi le maintenir à la présidence de l’Assemblée nationale. Non seulement pour sa compétence mais aussi pour son expérience ».

Tir balistique nord-coréen: condamnation «ferme» du Conseil de sécurité de l’ONU

Le Conseil de sécurité des Nations unies s’est réuni en urgence, mardi 29 août 2017 à New York, pour finalement « condamner fermement » le nouveau tir de missile balistique effectué par la Corée du Nord un peu plus tôt dans la journée, et qui a survolé le territoire du Japon.

Avec notre correspondant à New York,  Grégoire Pourtier

Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont réussi à afficher leur unité face à l’attitude de Pyongyang, même si certaines dissensions persistent et que les décisions prises jusqu’à présent n’ont eu que peu d’effet.

Bien que les Nations unies aient pris leurs premières sanctions contre le programme nucléaire nord-coréen il y a plus de dix ans, la tension ne cesse de monter ces derniers mois. Le président Donald Trump a ainsi répété mardi que « toutes les options sont sur la table ».

Au sein du Conseil, la Chine et la Russie font souvent entendre une musique différente de celle des autres membres. Mais actuellement, les essais balistiques ou nucléaires de plus en plus fréquents de la Corée du Nord font l’unanimité contre eux.

De nouvelles sanctions déjà votées

Le fait que le tir du mardi 29 août soit passé cette fois-ci au-dessus du Japon, une première depuis 2009, a particulièrement choqué la communauté internationale.

Si l’ambassadrice américaine à New York avait prévenu que « trop, c’est trop », et qu’il « fallait faire quelque chose », l’ONU ne dispose cependant pas de beaucoup d’options.

De nouvelles sanctions ont déjà été votées au début du mois contre les exportations nord-coréennes de charbon, de fer et de produits de la pêche, privant Pyongyang de plusieurs milliards de revenus.

Objectif déclaration commune atteint

Pékin et Moscou avaient approuvé ces sanctions, non sans longues négociations. Mais depuis, les Etats-Unis ont aussi sanctionné des entreprises et individus chinois et russes accusés de continuer de commercer avec la Corée du Nord.

Et le président américain Donald Trump a développé une rhétorique guerrière qui inquiète. Mardi, Chinois et Russes ne se sont pas privés pour dénoncer les décisions unilatérales, les postures agressives – sous-entendu celles de Washington.

Mais l’objectif d’une déclaration commune du Conseil de sécurité a malgré tout été atteint, dénonçant Pyongyang de manière « ferme », et appelant à une solution pacifique, diplomatique et politique dans la péninsule de Corée.

Ouragan Harvey: Donald Trump au Texas pour évaluer les dégâts et leur coût
Le président américain et son épouse Melania, à leur arrivée à Austin, capitale du Texas, pour soutenir les populations éprouvée par l’ouragan Harvey, mardi 29 août.REUTERS/Carlos Barria

Le président des Etats-Unis Donald Trump s’est rendu hier, mardi 30 août, au Texas pour voir sur place l’ampleur des dégâts, discuter avec les autorités locales, évaluer leurs besoins, et assurer les populations sinistrées qu’elles pouvaient compter sur l’aide du gouvernement fédéral après le passage de l’ouragan Harvey.

Avec notre correspondant à Washington,  Jean-Louis Pourtet

Le numéro un américain fait face à deux crises en même temps : Harvey et la Corée du Nord. C’est dire que chacun de ses mots, chacune de ses décisions, sont examinés à la loupe. Il a l’occasion, s’il se montre à la hauteur, d’essayer de regagner un peu d’estime chez ses compatriotes.

Donald Trump, avec à ses côtés Melania, a quitté la Maison Blanche dans la matinée de mardi, vêtu pour les circonstances : pantalon kaki, anorak, casquette de baseball blanche. L’avion présidentiel Air Force One s’est posé à Corpus Christi, première ville frappée de plein fouet par Harvey, trois heures plus tard.

Premier arrêt pour un entretien avec les autorités locales et les fonctionnaires de la FEMA, l’Agence fédérale pour les secours d’urgence. Un peu après, perché sur un camion de pompiers, Donald Trump s’est adressé aux habitants de Corpus Christi, maintenus à distance.

Nous vous aimons, nous sommes ici pour nous occuper de vous, a-t-il assuré à une foule enthousiaste. « Ce qui s’est passé, c’est historique, c’est épique, mais vous savez quoi, c’est arrivé au Texas, et le Texas peut tout surmonter ! », a lancé le président, brandissant le drapeau de l’Etat sous les applaudissements.

Donald Trump s’est ensuite envolé pour Austin, la capitale du Texas, pour de nouveaux entretiens avec le gouverneur et les responsables locaux et fédéraux. Une discussion qui a porté sur la reconstruction. Il s’agira d’un projet coûteux, a déclaré le président américain.

Donald Trump sera jugé pour sa capacité à obtenir des résultats avant tout

Le locataire de la Maison Blanche a regagné Washington dans la soirée. Il doit maintenant tenir ses promesses et obtenir du Congrès les fonds nécessaires. Il sera plus jugé sur l’aide réelle qu’il fournira aux Texans que sur une visite de quelques heures dans un Etat en détresse.

D’autant que d’une manière générale, si la visite présidentielle a été appréciée des Texans, l’aller-retour manquait quelque peu d’empathie pour les sinistrés. Donald Trump a surtout loué le travail des autorités, des volontaires. Il s’est félicité de la bonne coordination entre les services locaux et fédéraux.

Le président a dit qu’il voulait que la gestion de la catastrophe reste comme un modèle de ce qu’il faut faire en pareils cas – sous-entendant qu’il n’avait pas fait comme George Bush en 2005 -, mais il n’a pas eu de contact physique avec les habitants, hormis à Corpus Christi, où il est cependant apparu très à distance.

Lorsqu’il s’était rendu, même tardivement, en Louisiane après le passage de Katrina, en 2005, George W. Bush avait serré des mains et pressé les gens sur sa poitrine. Idem plus tard avec Barack Obama, à l’occasion d’autres catastrophes. Donald Trump, pour sa part, n’a eu de contacts qu’avec les autorités.

Mais en termes d’image, il a tout de même bien fait de se rendre au Texas, où il a volontairement évité Houston et les autres zones inondées pour ne pas créer de distraction, alors que les opérations de sauvetage se poursuivent et que des centaines de personnes attendent toujours d’être secourues.

Le président Trump se fait expliquer la situation au Texas dans la salle opérationnelle des secours d’urgence du Texas à Austin, le 29 août 2017.
Kemi Seba face aux juges: « Mon peuple souffre à cause des effets néfastes… »

Arrêté pour avoir brûlé un billet de banque, Kémi Séba ou Stellio Giles Robert Capo Chichi de son vrai nom, a été jugé puis relaxé, ce mardi, par le Tribunal de Grande instance de Dakar (TID). Il comparait, en compagnie de son co-accusé Alioune Iba Abatalib Sow, poursuivi pour complicité.

Kémi Kéba sort de prison ragaillardi, avec la conviction qu’il a remporté une nouvelle bataille contre le «néo-colonialisme». Le Tribunal de Grande instance de Dakar, l’a relaxé purement simplement. Dans les liens de la détention depuis cinq jours, l’activiste a été jugé ce mardi, pour avoir brûlé publiquement un billet de Banque. C’était le 19 août 2017, à la Place de l’Obélisque à Dakar, lors d’une manifestation contre la « France-Afrique».

Habillé d’un ensemble « Wax », la carte de l’Afrique à l’effigie, Kémi Séba s’est présenté devant le Tribunal décontracté, tout comme son co-accusé, Alioune Iba Abatalib Sow, poursuivi pour complicité. Il lui était reproché d’avoir procuré à Kémi Séba le briquet qui a lui permis de brûler le billet en question (5000 F Cfa, Ndlr).

Devant de la barre, Kémi Séba a reconnu les faits. Il a expliqué qu’il s’agissait d’un acte «symbolique pour alerter l’opinion sur les effets néfastes de cette monnaie sur l’économie des pays africaines ».

Même s’il admet avoir acheté le briquet qu’il a remis Kémi Séba, Alioune Iba Abatalib Sow a nié les faits qui lui sont reprochés.

« On m’a juste de demandé d’acheter un briquet que j’ai ensuite remis à Kémi Séba. Mais je ne savais pas qu’il s’en servirait pour brûler le billet de banque », s’est –il défendu.
« Je confirme à 100 %. Je lui ai juste demandé d’acheter un briquet, mais il ignorait totalement ce que à quoi je voulais m’en servir », lui, dédouane Kémi Séba.

« Mon objectif ce n’était pas pour nuire à la BCEAO ou enfreindre la loi sénégalaise la justice sénégalaise que je respecte. C’est un cri de douleur que j’ai voulu envoyer aux dirigeants africains sur de la souffrance de mon peuple », insiste le président de l’ Ong Urgences Panafricaines.

« Non, ce qu’il a fait, c’est un acte d’impolitesse et de l’indiscipline (…) C’est inadmissible », charge violemment, Me Mbaye Sall, un des avocats de la Partie civile.

« Quand on mène un combat, on doit le faire dans les règles de l’art et non en s’attaquants aux instituions et à ses symboles », assène Me Mbaye.

Son collègue Me Pape Jean Sèye, moins virulent, a néanmoins accusé l’activiste d’avoir profité de l’hospitalité sénégalaise pour s’attaquer aux autorités. Dans son réquisitoire, le procureur après avoir fait la genèse des faits, a estimé qu’aucune charge ne peut être retenue contre le nommé Abatalib qui n’est en rien coupable, et en conséquence, il doit être relaxé.

Quant à Kemi Seba, la parquetière, a requis 3 mois assortis du sursis.

Les avocats de la défense vent debout, ont demandé la relaxe pure et simple.

Rapatrié des USA, Assane Diouf cueilli sur le tarmac de l’aéroport par la BIP

Comme annoncé, dix-sept Sénégalais expulsés des Etats-Unis pour immigration illégale et agression, sont arrivés dans la nuit du mardi à mercredi, à l’aéroport Léopold Senghor. Dans le lot, figure Assane Diouf, célèbre par ses vidéos incendiaires à l’endroit de hautes personnalités de l’Etat, dont le président Macky Sall.

Selon le journal « Libération », l’insulteur public a été cueilli sur le tarmac de l’aéroport par les éléments de la Brigade polyvalente (BIP) et conduit directement, dans les locaux de la Dic. Sur place, il a été placé en garde-à-vue pour offense au chef de l’État, appel à l’insurrection…, mais aussi apologie du terrorisme.

Par ailleurs, le journal note que le gendarmes préposés à la sécurité de l’aéroport ont fait preuve d’un excès de zèle, hier, à l’endroit des journalistes venus couvrir l’arrivée de ces Sénégalais. Et, il aura fallu l’intervention de Me El Hadji Diouf, constitué pour Assane Diouf, pour faire baisser la tension.

Dernière minute : Kémi Séba relaxé purement et simplement

On attendait un verdict d’apaisement, même si le procureur a requis 3 mois avec sursis contre l’activiste Kémi Séba et la relaxe contre son supposé complice Alioune Ibn Abitalib Sow. Le juge a finalement pris le contre-pied du parquet, en relaxant purement et simplement Stello Gilles Capo Chichi alias Sémi Kéba. Cette décision du juge donne une idée de la suite du combat contre le F Cfa.
Les avocats de l’activiste avaient, auparavant, décrit leurs clients comme de « futures autorités et responsables du continent », « qui n’ont pas leur place en prison ». Les conseils du prévenu avaient plaidé la relaxe.

Deux millions de pèlerins attendus à La Mecque pour le hajj

Environ 1,8 million de pèlerins sont arrivés mardi en Arabie Saoudite afin de participer au hajj, le grand pèlerinage musulman annuel à La Mecque. Les autorités saoudiennes s’attendent à accueillir un nombre record de deux millions de personnes, et ce malgré un recul en chute libre des pèlerins originaires du Qatar. Le hajj est l’un des cinq piliers de l’islam. Tous les adultes musulmans qui sont en état physique et financier de le faire sont tenus de se rendre au moins une fois dans leur vie en pèlerinage à La Mecque, la ville de naissance du prophète Mahomet.

Jusqu’à ce mardi, quelque 1,8 million de personnes sont déjà arrivées en Arabie saoudite pour le hajj, qui commence officiellement mercredi. La très grande majorité d’entre elles -environ 1,6 million de pélerins- a pris l’avion pour rejoindre le royaume saoudien. Les autorités locales estiment que l’on devrait atteindre cette année le nombre record de deux millions de personnes en pèlerinage à La Mecque, soit un peu plus que l’an dernier. Près d’1,9 million de musulmans, originaires de plus de vingt pays différents, avaient alors rallié La Mecque.

La crise du Golfe a par ailleurs empêché le voyage de nombreux pèlerins du Qatar qui a accusé son grand voisin, l’Arabie saoudite, d’avoir « politisé » cet événement religieux sans vraiment encourager ses citoyens à y participer. Le gouvernement qatari n’a publié aucun chiffre, mais la Commission nationale des droits de l’Homme du Qatar, liée au pouvoir, a estimé que seulement « 60 à 70 » pèlerins du petit émirat avaient réussi à se rendre en Arabie saoudite la semaine dernière. Les estimations sont plus élevées côté saoudien, certains médias parlant de 1.200 pèlerins venus du Qatar.

Pour que l’événement se déroule dans de bonnes conditions, l’Arabie saoudite a pris d’importantes mesures de sécurité. Elle a fait appel à 17.000 collaborateurs de la protection civile et 3.000 véhicules pour assurer la sécurité des pèlerins. En outre, 300 ambulances se tiennent prêtes en cas de besoin. En septembre 2015, un mouvement de masse parmi les pèlerins avait coûté la vie à près de 2.300 d’entre eux.